Le Sommet européen sur la souveraineté numérique, organisé le 18 novembre dernier à Berlin, a marqué un tournant décisif pour l’avenir technologique de l’Europe. Face à l’accélération mondiale de l’intelligence artificielle et du cloud, la France et l’Allemagne ont réaffirmé leur volonté de construire une Europe numérique plus souveraine. Mais derrière les discours, une réalité s’impose : sans infrastructures robustes, la souveraineté numérique restera un vœu pieux.
Les data centers, colonne vertébrale de la souveraineté numérique
À l’image du chemin de fer au XIXe siècle, les data centers sont aujourd’hui le socle indispensable de la révolution numérique. Sans eux, pas d’IA performante, pas de cloud souverain, pas de transition numérique crédible pour nos entreprises et nos services publics. Pourtant, l’Europe avance trop lentement : les procédures restent complexes et fragmentées, freinant le déploiement des projets, alors que les États-Unis et la Chine accélèrent leur développement.
Data4, acteur européen majeur, démontre qu’un modèle souverain et durable est possible. Présent dans six pays, le groupe exploite 38 data centers et prévoit d’investir plus de 21 milliards d’euros d’ici 2030 pour doubler sa capacité et soutenir la croissance des services cloud et des applications d’IA. Le nouveau campus d’Hanau, près de Francfort, illustre cette ambition avec ses 180 MW de capacité et son engagement en faveur de l’innovation et de la responsabilité environnementale.
Performance, durabilité et compétitivité des territoires
La souveraineté numérique européenne repose sur des infrastructures capables d’assurer l’hébergement et la sécurité des données, de concilier performance et durabilité, et de contribuer à la compétitivité de nos territoires. Data4 place la durabilité au cœur de sa stratégie : 100 % de l’électricité utilisée est décarbonée, la consommation d’eau est optimisée, et la chaleur résiduelle des serveurs est recyclée pour des usages biocirculaires. Chaque ouverture de site crée un écosystème local dynamique, générant des emplois et soutenant le développement régional.
Un appel à l’action européenne
Pour garantir la souveraineté numérique, Data4 appelle à une simplification réglementaire urgente et à des procédures accélérées en Europe. Il est crucial que les data centers bénéficient de statuts favorables, tels que le Projet d’Intérêt National Majeur (PINM) en France, ou des dispositifs équivalents au niveau européen, afin de fluidifier la mise en œuvre des projets et garantir leur cohérence territoriale.
« Pour favoriser l’innovation, tout en protégeant les données sensibles et en les conservant en Europe, nous devons non seulement parler de souveraineté numérique, mais aussi la façonner activement, en simplifiant la réglementation afin d’accélérer la construction de ces infrastructures “coffres-forts” indispensables. Chez Data4, nous ne créons pas seulement des data centers – nous construisons un réseau pour l’avenir numérique de l’Europe », explique Olivier Micheli, Président Directeur Général de Data4.
Construire vite et ensemble
La France et l’Europe ont les moyens de leurs ambitions. Mais il faut agir. L’initiative franco-allemande montre que la mobilisation est possible, mais la souveraineté technologique ne s’improvisera pas. Il est temps de bâtir massivement nos propres infrastructures, d’associer États, opérateurs et industriels autour d’un projet commun. L’Europe ne doit plus être un passager de la révolution numérique, mais en devenir le conducteur.
Chez Data4, nous sommes prêts à relever ce défi, pour une Europe indépendante, compétitive et durable.
